Un docteur junior s'installe pour un an au groupe médical Saint-Luc de Lesneven

La rue des Récollets, à Lesneven, dans le Finistère
Photo : Romainbehar, CC0 (Wikimedia Commons)

Le groupe médical Saint-Luc compte un médecin de plus depuis lundi 2 novembre. Étienne Guy, 29 ans, y exerce comme docteur junior de médecine générale, un statut qui arrive pour la première fois en Bretagne avec la promotion entrée en fonction ce début de mois.

Le docteur junior n’est pas un étudiant en cours de cursus. Il a soutenu sa thèse et entame la quatrième année de son diplôme d’études spécialisées. Il consulte trois à quatre jours par semaine en cabinet, avec une large autonomie, sous la responsabilité d’un praticien agréé comme maître de stage universitaire. L’engagement porte sur six mois, renouvelable une fois, et peut alterner avec une période à l’hôpital.

Deux stages de six mois déjà faits sur place

Étienne Guy connaît la maison. Il y a effectué ses deux stages ambulatoires obligatoires de six mois pendant son internat et terminait le second au moment de prendre son poste. « J’ai déjà gagné en autonomie », explique-t-il au Télégramme. Le cabinet compte quatre maîtres de stage, dont le Dr Brendan Le Feuvre, qui l’accompagne : « On les appelle juniors mais on a affaire à des jeunes diplômés qui ont soutenu leur thèse et font une année de perfectionnement. »

L’installation lui évite un déménagement. Il habite Saint-Pabu et reste à domicile, ce qui n’est pas le cas de plusieurs de ses co-internes, affectés plus loin et plus tard.

137 docteurs juniors en Bretagne cette année

L’agence régionale de santé recense 137 docteurs juniors de médecine générale en Bretagne au 2 novembre, dont 118 en cabinet libéral ou en centre de santé. La mesure est présentée comme un levier pour l’accès aux soins, en particulier dans les zones sous-dotées.

Le compte n’y est pas encore, selon les représentants des jeunes généralistes. Sur les 50 de la promotion de l’ouest breton, cinq ou six seulement sont affectés en zone d’intervention prioritaire, faute de maîtres de stage en nombre suffisant dans les secteurs à faible densité médicale. Le dispositif doit monter en charge dans les prochaines années, avec au moins 75 postes supplémentaires annoncés à l’est et au sud de la région.

À Lesneven, les patients reçus par Étienne Guy ont en face d’eux un médecin diplômé, supervisé par un aîné qui suit sa formation et reste joignable.